Ma mère apprend que, du fait de la disparition de mon Père à la guerre, nous avons le droit de quitter cet enfer. Elle veut faire valoir nos droits mais le gendarme qui gardait la porte derrière laquelle se trouvait les Gens de la Préfecture de Police de Paris refuse de la laisser passer, la repousse et lui dit " on viendra vous chercher ". Voyant que l'on agresse ma mère, je saute au cou du gendarme, m'accroche à sa cravate, l'étouffe et permet à ma mère de passer la porte pour faire valoir nos droits. Elle présente les cartes d'identité et le fonctionnaire reconnaît son écriture et se souvient qu'il avait établi ces documents peu de temps avant notre arrestation. Il vérifie notre situation et nous libère. Nous sommes partis nous cacher en Province jusqu’à la fin de la guerre. Le lendemain de notre libération tout le Vel d'Hiv est parti en déportation.
Au moment de ma retraite, une Soeur me témoigne de l'oeuvre de la Croix et cela devient une révélation dans mon coeur. Même si je n'identifie pas chaque parole, un appel se réveille et se manifeste dans mon coeur. Je vais connaître un court moment le milieu Pentecôtiste, puis la Soeur qui m'a témoigné du Seigneur me fait rencontrer des Bien-Aimés dans une Assemblée qui croie au Message de l'Heure pour notre Saison. Je sus à ce moment là que c'était ma place, que je devais y rester et que j'allais grandir spirituellement . Ce que je retire de ma vie c'est que Dieu m'a gardé, m'a préservé car je suis prédestiné à connaître Son plan de Salut (une semence prédestinée, sauvegardée par et pour LUI.)