Origine de Noël
Le 25 décembre était une fête"religieuse" bien avant la naissance de Jésus-Christ.
Dans l'Empire romain, Noël fut pour la première fois proclamé et célébré officiellement, en tant que fête de l'Église, par le pape Libère, en l'an 354 de notre ère. Selon l'Encyclopédie catholique, Noël ne figurait pas parmi les fêtes primitives de l'Église ; Irénée et Tertullien (écrivains religieux qui vivaient vers la fin du II° siècle ap. J.-C.) l'omettent de leur liste de fêtes. L'observance de Noël n'a pas été prescrite par Dieu ; elle ne tire pas davantage son origine du Nouveau Testament. Les "Pères des trois premiers siècles ne parlent pas d'une observance spéciale de la nativité.
C'est à l'époque de Jérôme et d'Augustin [vers le milieu du 4° siècle de notre ère] que la fête du mois de décembre fut établie. Contrairement à la croyance populaire, Noël ne commémore pas la
date de naissance de Jésus-Christ. Après la naissance de ce dernier, la Rome païenne s'adonna pendant plus de 250 ans au culte de nombreux dieux. Néanmoins, au cours de cette période, la divinité romaine principale était Jupiter. Chaque année, sa fête tombait au mois de septembre.
En l'an 273 ap. J.-C, il se passa quelque chose d'extraordinaire :
Jupiter fut détrôné et une autre divinité principale devint le dieu suprême de la Rome païenne : il
s'agissait de "Bel" - ou "Baal" - le dieu du soleil.
C'est l'empereur Aurélien qui est responsable de l'introduction de cette nouvelle forme de culte païen dans l'Empire romain. Mais pourquoi les Romains païens adoraient-ils le soleil ce jour-là ? Dans le calendrier julien, on considérait le 25 décembre comme le solstice d'hiver et la nativité du soleil, parce que les jours commencent à s'allonger, et le soleil à briller avec plus d'éclat à partir de cette date. Ce moment critique de l'année était une époque de réjouissances, ou le peuple païen et idolâtre était en liesse. Souvent, ces fêtes dégénéraient en orgies de toutes sortes et sombraient dans la débauche la plus complète. En introduisant une telle fête à Rome, l'empereur Aurélien donna aux Romains, assoiffés de plaisirs, quelque chose qu'ils attendaient impatiemment chaque hiver. Au cours de sa vie, Aurélien s'était intéressé aux religions de l'Orient et, en particulier, à celles de la Perse et de Babylone. A l'époque, beaucoup de Romains considéraient Jupiter comme quelque peu démodé ; en conséquence, ils manquaient de ferveur lorsqu'ils célébraient l'ancienne religion nationale. Ce fait influença l'empereur, et lui fit chercher une autre religion qui présenterait plus d'attraits pour les Romains. Il entreprit donc un voyage en Orient, dans les régions de Babylone et de la Syrie. Il choisit ces contrées parce qu'un assez grand nombre de Romains en étaient issus. En effet, au cours des siècles qui avaient précédé son règne, il y avait eu un déplacement en masse de populations de l'Est vers l'Ouest ; des Babyloniens, des Syriens, des Samaritains et des Perses avaient afflué a Rome, en qualité d'esclaves ou d'immigrants. Dès qu'il fut de retour du voyage qu'il avait effectué en Orient, Aurélien décréta que le culte de Jupiter devait être abandonné, et qu'il fallait instituer l'adoration de Baal. Les "Romains" ne devaient donc plus observer, en septembre, une fête en 1'honneur de Jupiter. Désormais il leur était ordonné de célébrer une fête en l'honneur de Baal, le 25 décembre. Ceci se passait en l'an 273 de notre ère. Bien que l'Orient, d'où provenait ce nouveau culte. ait observé cette fête, en décembre, des siècles avant la naissance du Christ, ce ne fut pas avant l'année 273 ap. J.-C. qu'elle fut célébrée à une grande échelle, tant à Rome qu'en Occident. Si incroyable que ceci puisse paraître, les païens, bien avant la naissance du Christ, observaient déjà une fête le 25 décembre et adoraient également une "mère à l'enfant"; toutefois, "la mère" en question était l'ancienne reine païenne du ciel, et l'enfant n'était autre que Baal, le dieu solaire réincarné.
Nous le répétons, c'est seulement en l'an 354 ap. J.-C. que l'Église catholique célébra pour la
première fois, la naissance de Jésus-Christ le 25 décembre sous le pontificat du pape Libère.