UNE VRAIE MERE OPOSSUM
Par W. BRAHNAM
Beaucoup d'entre vous avez entendu l'histoire de l'opossum. Un matin, vers 10h, Léo et Gène, les jeunes gens qui enregistrent les bandes dans mes réunions, sont venus chez moi. Je lisais le journal et je leur ai montré la photographie d'une jeune fille jolie qui avait fait une chose horrible dans la
ville. Elle. avait donné naissance à un enfant illégitime et ne voulant pas garder le bébé, l'avait étouffé dans une couverture, attaché avec un fil de fer autour de lui, puis avait pris un taxi pour la rivière Ohio où elle l'avait jeté. Le chauffeur du taxi l'avait rapporté. Les Gardes Côtes avaient récupéré le bébé et la fille avait été arrêtée.
Alors que nous. étions assis là, parlant sous le porche, par cette chaude matinée de juin, Mr. Woods
un de mes amis qui habite à côté, vint de sa cour où il ratissait. Alors que je regardais, je vis un opossum descendant la route. J'habite la troisième maison sur la route qui longe la rivière et quelques bois. Le presbytère est le seul à posséder une cour clôturée. Les autres cours sont toutes ouvertes. Cette vieille opossum descendit la route et tourna directement à mon portail et entra. Un opossum voyage d'ordinaire la nuit car ils ne peuvent pas bien voir dans la journée. Je dis aux hommes de regarder la vieille opossum se démenant et se trainant par le chemin d'accès. A cause de sa manière d'agir, je pensais qu'elle avait-du être battue par un renard ou quelque chose et qu'elle avait la rage. Je dis que nous ferions mieux de l'arrêter avant qu'elle n'atteigne la maison. Juste à ce moment le laitier est arrivé. Nous sortions et je pris le vieux râteau du jardin et essayait de stopper l'opossum. D'ordinaire quand vous les touchez, ils font ce qui est appelé "jouer à l'opossum", agissant comme s'ils étaient morts. Mais au lieu de cela, elle continua à combattre pour continuer son chemin. Alors je remarquais que la patte gauche de la vieille opossum était enflée et grosse environ deux fois plus que sa taille normale. Elle était cassée et elle la trainait tout le long. J'espère que cela ne vous soulèvera pas l'estomac mais la peau était déchirée et la chair était pourrie. Des mouches étaient entrées là-dedans et des vers étaient partout sur cela. Nous pouvions voir qu'elle avait été blessée gravement par des chiens ou peut-être même avait été heurtée par une voiture. Je dis "Elle se meurt. Probablement est-elle dans ces derniers moments". L'opossum et le Kangourou sont les seuls animaux qui ont une poche pour porter leurs petits. Vous savez comment la peau forme une poche où la mère peut porter ses petits. Quand elle se relaxe, la poche descend et les petits peuvent sortir. Quand j'ai touché l'opossum avec le râteau, sa petite poche s'est ouverte et neuf mignons bébés opossums commencèrent à courir alentour. Je dis aux hommes :
- Là, vous y êtes ! Cette opossum est plus une mère que la femme qui a jeté son bébé dans la rivière.
Elle a plus de moralité que cette femme. Cette femme ne voulait pas son bébé mais cette vieille opossum qui peut-être n'en a plus que pour trente minutes à vivre veut donner ces trente minutes en combattant pour ses bébés. C'EST UNE VRAIE MERE ! quelques-unes des choses que nous lisons au sujet de ce que les femmes font à leurs bébés, c'est plus bas qu'un animal ! Pendant que nous parlions, la vieille opossum essayait de rassembler ces petits. Je dis :
- Regardez ! Je vais la retourner. Elle ne veut pas aller mais un petit peu... Elle se meurt ! Quand j'ai soulevé le râteau, elle s'en écarta se dirigea vers la maison trainant son pied. Elle alla directement aux marches de ma maison, à côté d'une petite plante verte et là elle s'évanouit. J'allai à elle et la frappais doucement mais elle ne bougea pas. Je vis tous ces petits bébés opossums essayant d'être allaités. Quelle misère ! Alors Madame Woods, qui était aussi venu, dit :
- Frère Branham,il y a une chose à faire !
Elle est vétérinaire. Elle dit :
- Vous devriez tuer la vieille mère. Les petits ne peuvent être élevés ainsi vous devriez les tuer aussi, sinon ils vont souffrir !
- Je dis :
- Je ne puis faire cela !
Elle dit :
- Voulez-vous me dire que vous aller laisser cette mère couchée là et mourir ? Ces pauvres petits opossums essayeront d'être allaités et resteront là pour 48 heures et mourront. Voulez-vous dire que vous allez faire cela, frère Branham ?
- Sœur Woods, ai-je dit, vous avez peut-être raison mais je ne peux pas les tuer. Elle m'a démontré quelque chose que bien des gens sont loin de pouvoir faire. ELLE EST UNE VRAIE MERE. Je ne peux la tuer!
- Bien, entrez et prenez votre fusil alors, et tirez sur elle et les petits. Vous êtes un chasseur ! Dit-elle. Je dis :
- Je suis un chasseur mais je ne suis pas un tueur. Je ne peux tuer cette mère !
Nous prîmes de l'eau et la répandîmes sur elle pour la rafraichir. Je ne voulais pas qu'ils la tuent. La mère opossum reposa là toute la journée dans le chaud soleil avec de plus en plus des mouches volant tout autour d'elle.
La nuit vint et Monsieur Woods dit :
- Billy, tu as travaillé dur toute la journée parlant aux gens et priant pour les malades. Je te prends pour faire un petit tour ! Ainsi il prit sa femme, ma femme et moi et nous allâmes faire un tour.
Passant par une route de campagne, nous vîmes un petit chiot décharné que quelqu'un avait du abandonné. Je sortis et le pris. Il était si minable et couvert de poux. Comme je m'apprêtais à le prendre dans la voiture, ma femme dit :
- Billy, tu ne vas pas prendre ce vieux petit chien pouilleux à la maison ?
Je dis :
- Certainement. Il a le droit de vivre !
Nous arrivâmes à la maison. Je le lavais et nous avons prié pour lui. Il fut en ordre. Il est maintenant un magnifique gros chien.
Quand nous sommes rentrés, vers onze heures, la vieille opossum était toujours là. Frère Woods, qui
chasse avec moi dit :
- Billy, tu sais bel et bien que si cette opossum voulait s'en aller ce soir elle serait déjà partie!
Je dis :
- C'est vrai !
- Bien, dit-il, veux-tu que je la tue?
- Non, je ne le veux pas, répondis-je.
Toute la nuit, je ne cessais de penser à cette opossum. Tôt le matin suivant, je sortis sous le porche pour voir s'il y avait quelqu'un dehors attendant sur moi. Il n'y avait personne. Un peu plus tard Rebekah, encore en pyjamas, vint près de moi et dit :
- Papa, qu'en est-il de la vieille opossum? J'ai juste rêvé d'elle toute la nuit !
Nous descendîmes les marches,et la vieille opossum se tenait là, couverte de rosée, avec ses petits
essayant encore d'être allaités. Je dis :
- Elle est probablement morte, chérie !
- Papa, que vas-tu faire avec ces petits bébés ? Tu ne vas pas les tuer ? Demanda-t-elle. Je dis :
- Non, chérie, je ne vais pas faire cela. Rentre vite dans la maison. C'est trop tôt pour toi d'être levée !
Je rentrais dans la maison par la porte donnant sur mon bureau pour méditer sur le Seigneur.
Alors que j'étais assis, je ne pouvais chasser la vieille opossum de ma pensée tout en pensant aux nombreuses choses que je devais faire ce jour-là.
- Alors qu'en est-il de cette vieille opossum reposant-là ? Entendis-je quelqu'un me dire. Maintenant vous pouvez penser que j'étais simplement trouble émotionnellement mais j'ai entendu quelqu'un me parler.
Je dis :
- Qu'en est-il de cette vieille opossum ?
La voix dit :
- Tu l'as utilisée pour une leçon hier,disant quelle merveilleuse mère elle était !
- C'est vrai! dis-je.
- Tu a montré comme elle avait les qualités D'UNE VRAIE MERE. Mais Je l'ai envoyée à ta porte et elle a attendu là pendant 24 heures que l'on prie pour elle. Tu ne M'as pas dit une chose à son sujet !
Je dis :
- Bien, je ne .... A qui est-ce-que je parle ? Oh, qu'est-ce-que c'est ?
Je me levais d'un bond disant :
- Oh, est-ce toi Dieu ?
Alors je pensais :
- Dieu voudrait-Il prendre soin de ce petit animal ?
Je sais qu'Il envoie les gens vers moi pour que je prie pour eux. Je me souvins qu'Il avait même dit
qu'un petit passereau ne pouvait tomber à terre sans que notre Père céleste ne le sache. Je sais qu'Il parla une fois à un homme par une ânesse !
J' inclinais ma tête et criait :
- Oh, Dieu miséricordieux, pardonne ton humble serviteur de son ignorance. Je suis désolé,cher Seigneur, d'être si lent à comprendre. Pardonne-moi, je te prie, cher Seigneur !
Alors je me précipitais à l'extérieur où la vieille opossum était couchée.
M'agenouillant à ses côtes je plaçais ma main sur son corps proche et sans vie, j'ai levé ma main à Dieu dans la prière, et j'ai prié avec révérence :
- Père Céleste, Pardonne moi. J'ai été tellement pris par les choses de la journée que je n'ai pas saisi. Tu as conduit cet animal muet qui n'a aucune âme mais qui a été guidé par l'instinct à venir à ma porte pour que l'on prie en sa faveur afin qu'elle puisse vivre et élever ses bébés. Pardonne moi, Seigneur ! Et je prie dans le Nom de Jésus que tu la guérisses !
Frères, sœurs, quand je vous rencontrerais au jugement, cela sera enregistré comme vrai.
Cette vieille mère opossum se leva, ramassa ses neufs petits bébés, immobilisa sa queue droit en
l'air, et traversa la pelouse jusqu'au chemin d'accès. Elle descendit le chemin aussi normalement que
cela pouvait être. Quand elle atteignit la route, elle se tourna vers moi comme pour dire " Merci vous, gentil monsieur " Elle s'enfonça directement dans les bois. Aussi loin que je le sache, elle a élevé sa famille et elle est encore dans les bois aujourd'hui.
Quand l'Amour Divin est projeté, la Grâce souveraine prend place. Frères, sœurs, si Dieu voulut envoyer une opossum, par Grâce et Amour Divins, afin que 1'on prie qu'elle puisse vivre et élève ses bébés, combien plus veut-Il 1e faire pour vous et moi ! Mais nous devons répondre à Son Amour et lui soumettre notre cœur, notre volonté et chaque chose.